FriendsClear's Blog

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vendredi 13 août 2010

L'utilisation des services bancaires sur les téléphones mobiles

"Attends je regarde si j'ai reçu ma paie…" Cette phrase, depuis que j'ai installé l'application de ma banque sur mon smartphone, je la prononce régulièrement. Tout simplement parce que je ne suis plus obligée d'attendre le relevé postal de mon compte ni de me connecter sur mon ordinateur ou encore d'appeler le serveur vocal. Avec mon téléphone, j'ai l'information immédiatement et je trouve ça bien pratique.

Avec l'émergence des smartphones et leur nombre grandissant d'utilisateurs, les banques surfent sur la vague et proposent à leur clients des applications pour leur permettre de suivre leur compte, d'effectuer des virements ou de savoir ou est l'agence la plus proche. Je ne sais pas pour vous, mais moi, ils n'ont pas eu besoin d'insister pour me convaincre.



L'avenir serait sans doute la transformation de notre mobile en terminal de paiement. Pour l'instant, ce système se heurte à des problématiques techniques et de sécurité (comment faire si on se fait voler son téléphone?). Sans compter que je ne sais pas si la dématérialisation totale des transactions financières est une bonne idée en soit. On aurait peut être tendance à dépenser plus que ce qu'on possède réellement… Mais nous n'en sommes pas encore là, et si cela existe, ça ne sera sans doute avant 50 ans au moins.


Et des chiffres pour compléter le tout :

L'utilisation du « mobile banking » en France
· 11 % des détenteurs de mobile utilisent déjà les services bancaires via leur téléphone portable, soit 4 millions de personnes
· 28 % des usagers auront recours à ce type de services à moyen-long terme, soit 10 millions de personnes
· 71 % d'entre eux considèrent le téléphone mobile comme un canal à part entière, au même titre qu'Internet. Pour eux, cet usage correspond à un besoin de gérer ses comptes au quotidien de façon simple et immédiate.
Source : HIS Global Insight, mai 2010

Via les échos

lundi 30 juin 2008

Le crédit entre particuliers arrive en France ?

OUI ! Le crédit entre particuliers est bien arrivé sur nos terres : alternative au crédit bancaire, les solutions FriendsClear s’adressent plus particulièrement à tous ceux qui n’entrent pas dans les standards d’évaluation traditionnels utilisés par les banques ou qui, par conviction personnelle, souhaitent de se passer du banquier traditionnel chaque fois que cela est possible.


Actuellement, FriendsClear propose deux services de prêt d’argent sur internet destinés à deux types de publics :


Parenthèses:

 


FriendsClear Family « tout est clair entre amis »
dédié aux prêts d'argent au sein du cercle amical et familial (lancé en 2008).

Accompagner des personnes qui ont déjà l’intention de se prêter de l’argent entre eux, en formalisant et sécurisant leur démarche, afin de mettre toutes les chances de leur côté pour que cela se passe dans les meilleures conditions.

 

 



Parenthèses:

FriendsClear Pro « la communauté de projets entre entrepreneurs et investisseurs » consacré aux particuliers souhaitant développer leur activité professionnelle (lancé en février 2010).

Permettre à des chefs d’entreprise, artisans, auto-entrepreneurs, en manque de fonds pour démarrer ou se développer,de présenter leur projet aux internautes qui jugent ensuite de sa pertinence. Cette solution permet aux professionnels, notamment les TPE, d’accéder à des financements adaptés à leur situation là où les modèles actuels d’évaluation bancaire conduisent à de nombreux refus.




Et cela ne date pas d'hier...



Lamartine

 Alphonse de Lamartine, né en 1890 et décédé à l'âge, vénérable pour l'époque, de 80 ans, bien connu de nos lycéens dans le cadre de son oeuvre poétique, il l'est moins de nos concitoyens en tant qu'homme politique et historien.

Voici un extrait de son ouvrage, intitulé Le passé, le présent et l'avenir de la république, numérisé par Google à l'université d'Harvard et paru en 1850 chez la "Société typographique belge"

La fin du chapitre qui précède le passage intéressant est ainsi :

Vous êtes des enfants en économie, vous êtes des bornes en finances. C'est ici que le mot de Danton devrait être le mot du gouvernement et de l'Assemblée : Osez ! La révolution financière est dans ce mot.

Le chapitre suivant démarre ainsi rédigé :

J'ai dit aussi le crédit des particuliers. Je m'explique

Qu'est-ce que le crédit des particuliers. Daignez étudier la réponse

Le crédit entre particuliers est une monnaie que les citoyens frappent réciproquement les uns sur les autres. Cette monnaie frappée ainsi par les citoyens les uns sur les autres et marquée à l'effigie de leur nom ou de leur signature multiplie entre eux le signe monétaire ou l'instrument d'échange dans une proportion aussi énorme et aussi incalculable que si le balancier des hôtels de monnaie de toute la République frappaient jour et nuit des millions d'or et d'argent.

Je vais vous le prouver.

J'ai confiance en vous et vous avez confiance en moi. Nous allons l'un chez l'autre. Vous me dites Donnez moi un morceau de papier sur lequel vous écrirez que dans six mois ou dans un an vous me payerez mille ou cent mille francs. Je vous écris ces mots sur ce morceau de papier. Vous le contre-signez vous même, vous l'emportez, vous le donnez à un tiers qui vous remet contre cette monnaie de confiance soit une monnaie de métal qui sert à détailler cette grosse monnaie de papier soit des denrées en échange pour vos nécessités pour vos entreprises pour vos industries. Voilà ce que j'appelle une monnaie réciproque que les particuliers frappent les uns sur les autres. Voilà le crédit entre particuliers.

[...] Il y avait autrefois un honneur chevaleresque des gentilshommes qui consistait à ne jamais marchander sa vie contre son devoir. Il y a aujourd'hui un honneur de tous les citoyens qui consiste à ne jamais marchander sa fortune contre sa signature. Cet honneur, c'est tout simplement l'honnêteté publique. L'honnêteté, c'est le crédit.

[...]

Pour l'anecdote, Lamartine a écrit cet ouvrage en 1850 mais en a repris une partie du texte pour un autre ouvrage intitulé Le conseiller du peuple, numérisé par Google à l'université d'oxford cette fois ci en 2007 mais paru en 1865 chez "M. Lévy frères". Il s'agit du chapitre VII. Ouvrage re-écrit 4 ans avant sa mort, alors qu'il est complétement... ruiné !

jeudi 16 août 2007

La Banque 2.0, c'est comme la Banque : il y a différents métiers et différents modèles

Quand on parle de l'activité de "banque", on fait référence à de multiples activités aux caractéristiques bien différentes les unes des autres.

On distingue généralement les activités de banque :

  • de détail (distribution - et production- de produits financiers pour les particuliers et les entreprises)
  • d'investissement (montage de financements et opérations de capitaux pour les entreprises)
  • de marché (opérations de titres sur les marchés)
  • Privée et institutions financières (gestion de portefeuilles)
  • Assurance (activité qui entre dans le champs des banques car les banques font de l'assurance et les assurances de la banque maintenant).

Si l'on reprend les activités de banque listées précédemment en se demandant "pourrait-on développer un modèle de cette activité bancaire en s'appuyant sur des relations directes entre les acteurs au sein de communautés ou de place de marché sur internet ?", on peut distinguer deux groupes :

  • La banque de détail et d'investissement où il est possible de concevoir des modèles de "banque 2.0" et où des acteurs ont commencé à émerger et se développer,
  • Les autres activités de banque (de marché, privée, assurance) où il est plus difficile de concevoir des modèles de "banque 2.0" et d'identifier des acteurs. Cela peut tenir au fait que des places de marché électroniques existent déjà (banque de marché) ou que la transparence de l'information n'est pas forcement compatible avec le modèle (banque privée).

Dans le domaine de la banque d'investissement, la "banque 2.0" est représentée par l'activité de financement des entreprises par la communauté (P2P Venture) développée par des entreprises comme Fundable ou Y Combinator.

fundable

Dans le domaine de la banque de détail (et activités assimilées), on peut identifier des acteurs déjà installés ou ayant déjà un historique (PayPal, Zopa, Prosper,…) et de nombreuses start-up récemment crées ou en cours de création (Wesabe,…). Mais, dès le premier coup d'œil, on s'aperçoit que l'on n'a pas affaire à des compétiteurs et que le domaine doit être re-segmenté.

Un banquier segmenterait la banque de détail en 5 activités :

  • Compte courant et moyen de paiement (chéquier, carte bancaire, virement,…)
  • Epargne (livret, produits de placement, Sicav)
  • Bourse (tenue de compte et gestion des ordres par opposition aux opérations réalisées par l'activité de banques de marché)
  • Crédit (automobile, logement, consommation)
  • Assurance (automobile, logement, santé) pour les opérations de distribution auprès des particuliers et entreprises.

Cette segmentation est très utile pour les banquiers (elle correspond aux "silos" de chacune de leurs activités) mais elle ne correspond pas, à notre sens, à la manière dont les clients appréhendent l'usage de leurs finances. Notamment, elle ne couvre pas la remarque récurrente faite aux banques "de ne pas parler de l'utilisation de l'argent".

Les grands domaines de la "Banque 2.0" (de détail) nous semblent plutôt être les suivants en progressant du plus périphérique (le dialogue et l'échange sur l'utilisation de l'argent) au plus cœur de métier bancaire (les transactions de prêt et placement) :

  • Finance personnelle et Recommandation communautaire (Personal Finance & Community Recommandation)
  • Suivi des frais et des prêts (Expenses & loans tracking)
  • Paiement interpersonnel (Interpersonal payment)
  • Prêt de Particulier à Particulier (P2P Lending) en distinguant P2P Place de marché et P2P Communautaire.

Finance personnelle et Recommandation communautaire recouvrent le besoin des clients d'avoir une approche plus active et plus maîtrisée de l'utilisation de leur argent et de pouvoir partager et échanger sur ces éléments dans une dynamique communautaire. Ce "dialogue", que n'apportent pas les banques, peut porter sur des sujets que celles-ci considèrent comme hors de leur champ comme les "bons plans" ou la manière de gérer son budget. Mais, de là à comparer les conditions bancaires de chacun au sein de communautés restreintes ou plus ouvertes, il n'y a qu'un pas. Une idée très simple est de pouvoir "taguer" ses transactions bancaires afin de pouvoir suivre certaines catégories dans le temps ou les comparer avec d'autres utilisateurs. Ce domaine comprend deux catégories, Finance personnelle et Recommandation communautaire. Ces catégories peuvent être distinctes actuellement (par exemple on peut trouver des outils de finance personnelle du type de Microsoft Money entièrement sur le web à la mode Google Apps mais sans aucune dimension de partage communautaire comme DebitCredit) mais gageons que leur convergence est inscrite dans l'évolution. Cette catégorie est illustrée par des acteurs comme Wesabe et Mint.

wesabe

Un recensement et une catégorisation plus détaillée des acteurs se trouve sur le site du BarCampBank.

Le suivi des frais et des prêts adresse le "marché gris" des échanges financiers hors circuit bancaire traditionnel. Il s'agit soit des micro-échanges / paiements dans les relations inter-individuelles ("je paye le restau, tu paieras le ciné") soit des prêts réalisés entre amis / relations de confiance. Ce "marché gris" représente à la fois une taille énorme (les échanges entre colocataires aux USA ont, par exemple, été évalués à 100 Md$ par BillMonk et, dans les pays en voie de développement, il est supérieur au marché bancaire) et un fort potentiel d'amélioration (les prêts d'amis à amis ou de parents à enfants sont souvent perçus comme ayant la fâcheuse tendance à se transformer en don du fait de leur absence de suivi et de sécurisation juridique). Cette catégorie est illustrée par des acteurs comme BillMonk (racheté par Obopay), Buxfer et Circle Lending.

billmonk

Le rachat de BillMonk par Obopay illustre la proximité avec la catégorie suivante : le paiement interpersonnel. Aujourd'hui, les banques ne fournissent pas d'outil de paiement pour les situations de paiement inter-personnel, de micro-paiement et de paiement en mobilité. Le premier acteur qui en a ressenti le besoin est eBay, le 1er site d'échange entre particuliers. Cela l'a conduit à racheter PayPal, spécialiste du genre (1,4 Md$ de CA pour 2007). La maturité de cette catégorie est plus ancienne et elle se rapproche plus du terrain connu des banques. Les acteurs y sont donc plus nombreux et plus établis. Citons Obopay (une start-up à 46 M$ de capital de départ), Crandy, en France Movo (Caisse d'Epargne), i-transfert (Société Générale) mais aussi Amazon payments qui vient d'être lancé.

obopay

La catégorie du prêt de particulier à particulier est la plus proche de la banque traditionnelle, à la fois dans son activité de prêt et de placement (puisque dans le cas considéré, il s'agit à la fois d'un outil de placement pour les préteurs et de crédit pour les emprunteurs).

Deux modèles doivent être distingués :

  • La place de marché de prêts qui joue sur la désintermédiation de la banque pour proposer des meilleures conditions aux préteurs et emprunteurs en conservant le modèle d'interaction de la banque traditionnelle : les préteurs et les emprunteurs ne sont pas en relation directe (ce qui l'assimile à une banque "low cost"). Zopa est l'acteur de référence de cette catégorie.

zopa

  • Le modèle fondé sur les enchères et la réputation communautaire pour évaluer et sécuriser les prêts. Dans ce modèle les prêteurs peuvent choisir leurs emprunteurs et les emprunteurs promouvoir leurs profils et s'appuyer sur leur communauté. Les prêteurs peuvent choisir l'affectation de leurs fonds en fonction de leur perception du risque et de leur volonté de contrôle social (par exemple un prêteur peut tirer une satisfaction de la participation à la réalisation du projet sous-jacent au credit. Un bon exemple est celui d'une femme qui voulait emprunter pour se faire refaire les seins et qui a obtenu un financement compétitif - probablement à dominante masculine).Prosper est l'acteur de référence de cette catégorie où de nombreuses start-up évoluent (la encore : plus de détail sur BarCampBank).

zopa